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Sàbatu u 11 di Sittembri 2010     Imprimer cette page

Partitu di a Nazione Corsa

02/03/2010

SONDAGE : 17%... Femu a Corsica devient "force principale"


Le sondage Opinionway commandé par Corse-Matin, LCI, Le Figaro, place Femu a Corsica comme "force principale" de cette élection, à 5 points seulement derrière l'UMP qui s'effondre (10 points de moins par rapport au dernier sondage) et 5 points aussi devant Paul Giacobbi, principale liste de gauche...

 

«Les certitudes du passé sont révolues, les passions sont retombées, et chacun s'interroge désormais plus sereinement sur l'avenir de la Corse. La campagne de «Femu a Corsica» n'échappe pas au contexte général, mais elle en secoue enfin le pessimisme ambiant. Elle ouvre une perspective nouvelle qui reçoit l'adhésion de Corses jusque là sans engagement marqué. Les jeunes y sont attentifs qui fréquentent nombreux nos réunions. Le changement est en marche.»

C'est ainsi que se concluait l'éditorial d'Arritti de la semaine dernière...

 

La parution du sondage de Corse-Matin ce lundi ne nous surprend donc pas vraiment. Mais, pour tous ceux qui n'étaient pas directement au contact de la campagne menée par Jean Christophe Angelini et Gilles Simeoni, la confirmation est venue, éclatante. Avec 17% d'intentions de vote, +5% par rapport au sondage précédent, Femu a Corsica est désormais en train de changer de statut dans la campagne. De «force importante» dans le scrutin, elle devient «force principale», c'est à dire celle qui peut, par son niveau de score, changer profondément la situation politique de la Corse.

Durant la dernière semaine de campagne, cette liste peut donc se gonfler encore de l'attente des Corses pour que les choses changent enfin sur cette île. Cette attente est très grande, elle traverse tous les courants de pensée, bien au delà de ceux qui partagent un engagement nationaliste, mais elle peinait à trouver une expression politique. C'est cet espace politique essentiel que nous pouvons occuper au soir du 14 mars prochain. Aucun autre ne peut le faire à notre place.

L'UMP et Nicolas Sarkozy y ont échoué. Le discours présidentiel d'Aiacciu le 5 février dernier devait servir à cela, avec ses annonces sur le Galsi, le retrait du Padduc, et les «petites phrases» sur la lutte contre la spéculation foncière. Mais il a été très tardif, après une longue période durant laquelle la «parole présidentielle» a été négative, et concentrée sur le règlement des problèmes de personnes. Et, surtout, son incarnation par la doublette Santini-Rocca Serra, qui plus est déstabilisée à l'interne, n'est absolument plus crédible en Corse. Y compris l'électorat de droite traditionnel s'en détourne désormais.

A gauche, aucune liste ne réalise la «percée» qui la placerait en situation de rassembler les autres. Paul Giacobbi ne décolle pas, Dominique Bucchini maintient ses positions flatteuses, Emile Zuccarelli résiste, tandis que Simon Renucci est à la peine. Cette dispersion permet de «ratisser» des voix au premier tour. Mais au second tour, plus de 150 candidats auront quitté la scène, libérant un électorat de proximité. Le discours médian sera nécessairement un discours gnan-gnan, décevant, sans aucune cohésion possible entre des gens qui ne sont d'accord entre eux que sur peu de choses, et surtout pas sur l'essentiel, à savoir quel avenir pour la Corse. Cette «union de la gauche» ne fera pas le plein au second tour, loin s'en faut.

Ailleurs rien n'émerge vraiment, si ce n'est le souffle de fraîcheur et de renouvellement porté par la liste Femu a Corsica. Tel est le fruit de notre union réalisée sur des bases politiques claires, nationalistes, sans recours à la violence politique, et en relation avec le mouvement écologiste. Le soutien que nous apportent Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Eva Joly, les trois figures de proue d'Europe Ecologie, soutien qui a été rendu public après que le sondage ait eu lieu, est venu conforter largement notre crédibilité en matière d'écologie et de développement durable, alors que, pour les autres listes, ce ne sont que des «slogans de campagne». La dimension européenne de ce soutien est aussi très importante pour nous, car les Corses ont compris l'importance de hisser le combat politique à ce niveau, et seule notre liste est en mesure de le faire.

Durant les derniers jours de campagne, ce mouvement d'opinion en faveur de notre liste peut se conforter et s'amplifier encore. Ce serait assurément une excellente nouvelle pour la Corse. Tout dépendra de l'engagement de chacun d'entre nous, de chacun d'entre vous.

Pour que, au soir du 21 mars 2010, on puisse proclamer : les choses changent enfin en Corse.

 

François ALFONSI

Éditorial à paraître dans ARRITTI.